Coups de coeur de la Médiathèque

Indigo

"Catherine Cusset glisse çà et là des remarques — souvent critiques — sur l'Inde, et pas seulement sur la restauration qui se divise entre palaces à la nourriture fade mais saine et bouis-bouis aux plats savoureux mais hostiles à l'estomac fragile de l'étranger. Le manque d'hygiène et les chiens errants, l'omniprésence de la misère et l'insistance des mendiants qui abandonnent le malayalam le temps de réclamer en anglais, le machisme ambiant et l'insécurité qui en résulte en ville et sur les plages pour les touristes occidentales, viennent pimenter les récits des expériences de ses personnages.

Le roman dessine plutôt bien le contraste entre une société occidentale et libre assez aisée pour consacrer du temps au marivaudage, et une société indienne sexiste et nourrie de préjugés de castes, où beaucoup survivent de quelques roupies."

Sentinelle de la pluie

Un roman addictif

"Une famille fête les 70 ans du patriarche. Linden, photographe célèbre, arrive de San Francisco, où il est amoureux de Sacha, son boyfriend. Tilia débarque de Londres, où elle est artiste auprès d'un mari alcoolisé et d'une fille prénommée Mistral. Le père, Paul, ne vit que pour les arbres dont il est un spécialiste mondial. Mais la mère, Américaine, pour qui vit-elle ? Ces taiseux ont enseveli leurs secrets, refoulé leurs traumas depuis belle lurette, sous des vêtements bien coupés et dans une affection sans effusion. Chacun souffre en silence. Mais, l'anniversaire, le dîner, rien ne se passe comme prévu. Il pleut des cordes, la Seine monte...

Comment se protéger lorsque toutes les digues cèdent et que l’on est submergé ? Face au péril, parents et enfants devront s’avouer ce qu’ils s’étaient toujours caché. Tandis qu’en miroir du fleuve, les sentiments débordent, le drame monte en crescendo, démultipliant l’intensité des révélations.

Le tableau de la ville, inquiétant (évacuations, pillages, paralysie), saisit par son réalisme. Les personnages possèdent un charme fou, les histoires emboîtées les unes dans les autres jouent à cache-cache entre passé et présent..."

Quarante tentatives pour trouver l'homme de sa vie

Un roman à lire si l’on a juste besoin d’un peu de légéreté.

"Le roman s'ouvre sur des portraits, juste des esquisses mais très détaillées d'hommes lors de l'exercice périlleux du speed dating. Ils sont vus au travers du regard de Lucie et elle porte sur eux des jugements sévères, sans aucune indulgence. C'est aussi le portrait d'une solitude, la vie d'une femme incapable de créer des liens dans notre monde moderne (même en amitié elle reste sur sa réserve). Les quarante tentatives prêtent à sourire, mais laisse un arrière goût amer, celui de l'impossible rencontre. 

Rachel Corenblit nous présente un tableau très sombre de la solitude dans notre société contemporaine. Un style précis, sec, coupant, cassant évoque notre société hyperconnectée. Une société qui n'a jamais connu un tel nombre de personnes vivant seules : " Ultra Moderne Solitude" chanterait Alain Souchon."

 

Ombres chinoises

Une fresque familiale et historique absolument passionnante et émouvante !

Il décrit l’emprise de la propagande maoiste sur la Chine, les conditions de vie des habitants de Shanghai mais aussi des paysans des campagnes à travers à la fois le regard de Perle et de Joy, l’une consciente de la réalité du gouvernement de Mao, l’autre d’abord aveuglée puis enfin éclairée, après moultes péripéties.

Il s'agit de la suite du roman "les filles de shangaï", mais les deux romans peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre.

L'atelier des miracles

Un livre "feel good"

"ce roman nous souffle qu'il est possible de reprendre le contrôle. Nous ne sommes pas des marionnettes.

On peut quitter les lunettes avec lesquelles on regardait la vie jusque là, changer de filtres

Cet histoire n'est pas un énième récit sur la résilience, la seconde chance et la force de la solidarité. Elle met au jour la petite mécanique à l'oeuvre, ses rouages. S'il est important qu'aucune pièce ne manque et qu'aucun point de rouille ne vienne gripper l'ensemble, on s'interroge rarement sur l'intention qui l'anime ...Lorsque l'on tend la main le fait-on seulement pour sauver celui qui s'en saisit ?!

Peut-on vraiment parler de chance, de bonne étoile ? N'est ce pas plutôt l'effet d'un réseau que l'on tisse et dont on sait tirer parti ? "

Ma grand-mère russe et son aspirateur

"Ne lisez pas la présentation de l’éditeur ou la 4e de couverture

c’est un peu comme si on écrivait le nom de l’assassin dans la présentation d’un policier

Cette histoire a deux héros principaux, un aspirateur et sa propriétaire, grand-mère Tonia, la grand-mère de l’auteur. Grand-mère Tonia est obsédée par la propreté. Elle émigre en Palestine dans les années 1930 et découvre un pays avec deux saisons : la saison de la poussière et la saison de la boue. Dès lors, elle mène une guerre sans merci à la saleté, faisant vivre un enfer hygiéniste à toute sa famille.

Elle vit à Nahalal, un moshav de Galilée avec son mari Aharon, un idéaliste pétri de sionisme socialiste. Ce dernier éprouve le plus grand mépris pour son frère Yeshayahou qui a snobé le sionisme pour s’investir dans le commerce aux États-Unis d’Amérique. Aharon refuse tous les cadeaux de Yeshayahou, issus de l’argent sale du capitalisme et les lui renvoie. Yeshayahou cherche à le piéger en lui faisant un cadeau qu’il ne pourra pas refuser et finit par trouver : un aspirateur américain haut de gamme, immense, sans doute le premier du genre à arriver en Palestine en 1936, un aspirateur grand luxe pour sa femme obsédée par la propreté. Cet aspirateur est devenu une légende dans le moshav et dans la famille de Meir Shalev.

Durant tout le roman, l’auteur maintient le suspens sur la raison pour laquelle grand-mère Tonia ne l’a utilisé qu’une seule fois. Il raconte l’histoire de sa famille et la marque profonde qu’a laissée sa grand-mère excentrique dans les esprits. Il décrit avec espièglerie son vocabulaire fleuri et ses expressions teintées de russe qui sont rentrés dans le lexique familial. Il lui arrive de raconter pour une même anecdote les différentes versions qui en existent selon le narrateur.

C’est un roman touchant et passionnant sur une famille israélienne et son histoire. "

 

Histoires inspirantes pour les audacieux

Lecture à partir de 7 ans

Notre société a évolué, nous en sommes tous conscients. Certaines personnes ont passé leur vie à se questionner, à observer, à contester, à se battre contre tous pour prouver ce qu’ils savaient être vrai.

"Ce livre reprend la biographie de 21 personnes qui ont marquées l’histoire d’une manière ou d’une autre. Certains étaient des aventuriers, d’autres des scientifiques, ou encore des écrivains, des grands leaders ou des artistes. À leur façon, ils ont fait changer le monde. Tout est possible, il suffit parfois de croire en soi, en ses idées et en son talent.

  • Un livre qui incite à la découverte du monde
  • Des biographies très bien menées, proche d’un roman
  • Pour les jeunes lecteurs qui souhaitent développer leur culture générale, ce livre est fait pour eux
  • Nous découvrons petit à petit comment notre façon de penser a évolué et comment ces personnes talentueuses ont menées leurs enquêtes, seuls contre tous, parfois au risque de leur vie ! Ce qui, au départ n’était qu’un questionnement a finalement bouleversé leur vie (et la notre par la même occasion)
  • Une représentation très diverse des personnalités qui ont marqué notre monde
  • Un ouvrage à mettre aussi bien dans les mains des enfants que dans celles des parents"

Je reviendrai avec la pluie

L’amour peut-il être éternel ?

un roman qui traite des épreuves de la vie mais surtout de la façon dont peuvent naître des sentiments et dont ils peuvent perdurer. Takuji Ichikawa défend dans Je reviendrai avec la pluie une vision idéalisée de l'amour. On trouve un des thèmes classiques de la littérature japonaise, celui du fantôme du conjoint défunt. L'écriture force le lecteur à adopter un rythme plus lent. Une leçon de vie exhortant à embrasser les petits riens de la vie qui font les grandes histoires.

Un film a été tiré du roman. Il peut se voir mais sous-titré en VO sous le titre Be with you.

Le jardin arc-en-ciel

Une histoire bienveillante qui aborde des questions de société (homoparentalité, homophobie, préjugés, rejet, famille recomposée, maladie, deuil...) et la culture japonaise.

"Pas à pas, Ogawa Ito dessine le chemin parfois difficile, face à l'intolérance et aux préjugés, d'une famille pas comme les autres, et ne cesse jamais de nous prouver que l'amour est l'émotion dont les bienfaits sont les plus puissants".

 

A lire du même auteur :

Le restaurant de l'amour retrouvé

La papeterie Tsubaki

Notre médecin intérieur

"Et si la médecine conventionnelle faisait fausse route ? C'est la thèse défendue par le Dr Gaétan Brouillard qui prône la prescription de solutions alternatives thérapeutiques afin d'éviter le recours systématique aux médicaments."

 

La nourriture est le premier médicament. Bio ? Supermarché ? Producteur local ? Reprenons un rapport au risque en faisant confiance à notre palais.
 

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