Ma grand-mère russe et son aspirateur
Titre origine  Ha-davar haya kakha
Auteurs   Shalev, Meir (Auteur)
Cohen, Sylvie (Traducteur)
Editeur   Gallimard
Lieu Edition   Paris
Année Edition   2013
Collation   1 vol.
Format   21 x 14 cm
ISBN   978-2-07-013114-3
Prix   18,90 EUR
Langue Edition   français
Langue Origine   hebreu
Catégories   Roman
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SiteNuméroCoteSectionEtat
bibliothèque 16069732662 R SHA MAdulte / LittératureSorti jusqu'au 17/08/2020
Résumé : Après la révolution d'Octobre, l'oncle Yeshayahou, rejoint l'Amérique. Le reste de la famille s'installe dans une coopérative agricole de Galilée. Considéré comme un traître, l'oncle est banni de la famille. Il décide de se venger en envoyant à la grand-mère Tonia, obsédée par la propreté, le dernier modèle d'aspirateur, nommé Sweeper. Mais l'objet magique a un secret.

"Ne lisez pas la présentation de l’éditeur ou la 4e de couverture

c’est un peu comme si on écrivait le nom de l’assassin dans la présentation d’un policier

Cette histoire a deux héros principaux, un aspirateur et sa propriétaire, grand-mère Tonia, la grand-mère de l’auteur. Grand-mère Tonia est obsédée par la propreté. Elle émigre en Palestine dans les années 1930 et découvre un pays avec deux saisons : la saison de la poussière et la saison de la boue. Dès lors, elle mène une guerre sans merci à la saleté, faisant vivre un enfer hygiéniste à toute sa famille.

Elle vit à Nahalal, un moshav de Galilée avec son mari Aharon, un idéaliste pétri de sionisme socialiste. Ce dernier éprouve le plus grand mépris pour son frère Yeshayahou qui a snobé le sionisme pour s’investir dans le commerce aux États-Unis d’Amérique. Aharon refuse tous les cadeaux de Yeshayahou, issus de l’argent sale du capitalisme et les lui renvoie. Yeshayahou cherche à le piéger en lui faisant un cadeau qu’il ne pourra pas refuser et finit par trouver : un aspirateur américain haut de gamme, immense, sans doute le premier du genre à arriver en Palestine en 1936, un aspirateur grand luxe pour sa femme obsédée par la propreté. Cet aspirateur est devenu une légende dans le moshav et dans la famille de Meir Shalev.

Durant tout le roman, l’auteur maintient le suspens sur la raison pour laquelle grand-mère Tonia ne l’a utilisé qu’une seule fois. Il raconte l’histoire de sa famille et la marque profonde qu’a laissée sa grand-mère excentrique dans les esprits. Il décrit avec espièglerie son vocabulaire fleuri et ses expressions teintées de russe qui sont rentrés dans le lexique familial. Il lui arrive de raconter pour une même anecdote les différentes versions qui en existent selon le narrateur.

C’est un roman touchant et passionnant sur une famille israélienne et son histoire. "